À la question « Que dites-vous aux personnes bloquées par le mouvement ?, Laurent Brun répond : « Je pense qu'il faut penser justement à tous ces futurs retraités, qui vont être encore plus dans la misère qu'aujourd'hui, futurs retraités que nous sommes tous. Donc oui, quelques jours, quelques semaines de galère plutôt qu'une vie de misère, c'est exactement ce qu'on met en œuvre, ce qu'on défend. Les cheminots s'inquiètent aussi du mouvement qui dure parce que, je le redis, on perd entre 60 et 110 euros par jour de grève. »
Interrogé sur le même sujet, Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, a expliqué de son côté sur BFMTV que «personnellement» il pense que «pendant la période des fêtes, notamment pour que les gens aillent rejoindre leur famille et aillent passer les fêtes de Noël, il faut leur laisser la possibilité de circuler comme ils l’entendent et la CFDT cheminot elle est attachée à cela également».
La mobilisation en France contre la réforme contestée des retraites, qui paralyse les grandes villes du pays, est entrée dans sa deuxième semaine et pourrait s’amplifier, au lendemain de la présentation du projet par le Premier ministre, vivement critiquée par l’ensemble des syndicats.
Jeudi, dans les transports en commun, le trafic était quasi inchangé par rapport à mercredi : un train à grande vitesse sur 4 à travers le pays, un train de banlieue en région parisienne sur 4, et une majorité de lignes de métro fermées. Seul 40% des bus roulaient par ailleurs, selon la régie des transports parisiens RATP, également en première ligne dans la contestation contre la réforme des retraites.